COURTOISIE RÉPUBLICAINE
La démocratie ne s’arrête pas au seuil du conseil municipal, et l’élection ne confère pas le droit d’ignorer les règles les plus élémentaires de la politesse républicaine.
Un spectacle regrettable se répète lors des cérémonies officielles, des commémorations et des rencontres publiques dans notre commune : le maire et certains de ses adjoints choisissent délibérément de détourner le regard pour éviter de saluer les élus de l’opposition ou de l’ex-opposition.
Ce comportement appelle une mise au point essentielle.
Un manque de respect envers les électeurs. En refusant de saluer vos opposants politiques, ce ne sont pas seulement des individus que vous méprisez : ce sont les administrés qui les ont élus et qu’ils représentent.
Une atteinte à la fonction. Le maire est l’élu de tous les habitants, sans distinction. Porter l’écharpe tricolore exige de s’élever au-dessus des rancœurs partisanes et des animosités personnelles.
Un bien mauvais exemple. À une époque où l’on déplore la montée de l’incivilité, le maire devrait être le garant du civisme et du vivre-ensemble.
La courtoisie n’est pas une option : c’est un devoir républicain. Tourner le dos à ceux qui ne pensent pas comme vous n’est pas une marque de force, mais le signe d’une faiblesse démocratique.
Espérons que les prochaines rencontres officielles seront guidées par le respect mutuel et la dignité que les habitants de notre commune sont en droit d’attendre de leurs représentants.
Pascal VERNOUX

